
ESSAI DETAILLE DU SONY ERICSSON K800i
Bon sang ne saurait mentir !!!

Le 28 février 2006, Sony Ericsson dévoilait le K800i, un mobile UMTS au format monobloc reprenant à son compte l’appellation « Cybershot ™ » des célèbres appareils photo numériques chers à la célèbre marque japonaise. Le choix de cette appellation indique clairement que le K800i doit être considéré comme un véritable photophone et non comme un mobile doté un APN d’appoint.
Rejoignant le Club des 3 millions de pixels dominé par le brillant Sharp 903 SH et le complet Nokia N80, Sony Ericsson dote l’APN de son K800i d’une résolution atteignant les 3.2 millions de pixels : la co-entreprise suédo-nipponne signe son entrée dans le club des photophones avec son premier Cybershot™.
PREMIERE PARTIE : UNE PRISE EN MAIN AISEE

Nous nous attarderons dans le cadre de cette prise en main sur :
- les caractéristiques techniques,
- le contenu de la boite,
- la présentation,
- les menus,
- l’utilisation du mobile
1. - LES CARACTERISTIQUES TECHNIQUES OFFICIELLES

Réseaux
• GSM 900 Mhz
• GSM 1900 Mhz
• GSM 1800 Mhz
• UMTS 2100 Mhz
Dimensions
• 105 x 47 x 22 mm
Images et messagerie
• Effets spéciaux
• Répertoire avec photos
• Appareil photo intégré
• Bibliothèque d'images
• Modèles MMS
• Fond d'écran
• Affichage viseur
• Économiseur d’écran
• Ecriture intuitive
• MMS (messagerie multimédia)
• EMS (Messagerie étendue)
• SMS longs (messagerie texte)
• Enregistreur de sons
• Ecran rétro-éclairé
• Affichage des thèmes
Divertissement
• Java
• Lecteur vidéo
• Contenu en ligne
• Jeux intégrés
• Audio MP3
• Vidéo MPEG4
• Jeux téléchargeables
• Compositeur de mélodie/MIDI (MusicDJ™)
• Sonneries polyphoniques 72 tons
Connectique
• Technologie sans fil Bluetooth™ 2.0
• Port infrarouge
• UMTS
• GPRS
• Transmission de données à haute vitesse
• Sync ML 1.2
• Synchronisation PC
Internet
• Paramètres OTA
• Sony Ericsson Update Service
• WAP 1.2.1
• WAP 2.0
• XHTML
• WTLS
Commandes
• Rappel
• Vibreur
• Bureau 12 pictogrammes
• Touche lecteur Multimédia / Radio
• Touches latérales de réglage du volume
• Touche raccourcis
• Mode veille
• Raccourcis paramétrables
• Visualisation de l’état
• Verrouillage de carte SIM
• Verrouillage du clavier
• Messagerie vocale
• Commandes vocales
• Touche Internet
• Touche appareil photo
• Touches de sélection
Agenda
• Liste d’appels
• Agenda
• Calculatrice
• Chronomètre
• Aide-mémoire
• Répertoire
• Haut-parleur
• Horloge
• Tâches
• Mémoire dynamique
• Téléconférence
• Réveil
• Minuteur
• Contacts
• Synchronisation d'information personnelle
• Échange de cartes de visite
2. - LE CONTENU DE LA BOITE


L’emballage surprend les habitués des produits Sony Ericsson, le K800i est livré dans une boite cartonnée ornée de belles photographies d’un paysage et de l’appareil ; l’agencement de la boite très poussé laisse penser que nous avons affaire à un appareil haut de gamme.
Le contenu de l’emballage comprend :
- le mobile
- le chargeur
- le manuel utilisateur, réduit à sa plus simple expression
- la batterie
- le kit piéton radio, stéréophonique, le même que celui livré avec le K750i
- le cédérom consacré à la suite de communication Sony Ericsson
- la dragonne cuir, siglée Sony Ericsson
Le minimum est fourni, compte tenu des fonctionnalités du mobile développées ci-après, le contenu du coffret s’avère correct, un gros bémol toutefois nous ne pouvons que regretter l’absence d’un Memory Stick Micro™ vu la contenance mesurée de la mémoire interne du photophone, 70 méga octets.
3. - LA PRESENTATION

Le Sony Ericsson K800i que je possède est de couleur noire, il existe un modèle de couleur bronze dont la commercialisation n’est pas prévue pour nos marchés européens du moins pour le moment.
Le modèle servant de base à cet essai détaillé est un modèle français qui a été acheté auprès du très sérieux et sympathique cybermarchand World GSM, cette version est donc équipée d’un appareil photo numérique au son désactivable.
J’aurais aimé affirmer que le K800i est conforme à la réputation de qualité dont peut s’enorgueillir Sony Ericsson, à savoir des mobiles dont la finition est au dessus de tout soupçon, mais hélas le mobile que je possède déroge à la règle : le cache batterie souffre d’un défaut de finition qui ne interdit toute fermeture étanche du mobile, si bien qu’il y a un très léger jour laissant entrer de la poussière jusque sous l’emplacement du mobile.

Il s’agit là d’un défaut de fabrication isolé qui affecte uniquement ce protège-batterie ; le reste du mobile ne souffre d’aucune critique. J’observe toutefois que certains forumeurs ont pu déplorer la mauvaise qualité de la peinture du clavier.
Voila quelques avatars dont Sony Ericsson ne nous avait pas habitués, gageons qu’il s’agit de problèmes temporaires qui disparaitront lors de la commercialisation des prochaines séries.

Vu de face, le Sony Ericsson K800i privilégie les formes rectilignes ; le format monobloc retenu pour ce modèle met en évidence un superbe écran entouré d’un clavier sur la partie basse du mobile, et d’un ensemble composé d’une caméra VGA, un écouteur et deux boutons argentés de raccourcis placés aux extrémités gauche et droite , sur la partie haute de l’appareil.


S’agissant de la partie basse du K800i, le clavier se divise en deux parties. La première accueille un joystick fonctionnant encadré par six touches : une touche contextuelle à gauche accompagnée d’une autre permettant le retour au menu précédant et d’une troisième dédiée à la navigation internet ; une autre touche contextuelle situé cette fois-ci à la droite du joystick côtoie une première permette d’effacer les données et seconde destinée aux raccourcis.
Cette disposition des touches a été inaugurée par le W810i, elle est très facile d’utilisation ; notons enfin la couleur de ces touches en parfaite harmonie avec le pourtour de l’écran.
La seconde partie de ce clavier est ne surprendra pas point les possesseurs du K750i, le pavé alphanumérique de couleur noire est commune aux deux mobiles.

L’éclairage violet, dans sa partie haute du clavier, blanche sur le pavé alphanumérique est n’agresse pas l’œil et reste parfaitement exploitable dans le noir ; il est toutefois plus discret sur le K800i comparé au K750i.

La partie haute du K800i abrite derrière la grille argentée du haut parleur, une caméra VGA exclusivement dédiée à la visiophonie ainsi que deux boutons argentés permettant d’accéder à certaines fonctions tel que le BestPic ® en mode photo, l’accès à l’album photo en mode veille…



Lors de la présentation officielle, l’esthétique de ce mobile a fait couler beaucoup d’encre ; fort heureusement, quelques traitements cosmétiques ont été judicieusement appliqués : le logo Cybershot™ est désormais inscrit à même la façade et non plus sur un sticker comme le laissait présager les premières versions présentées le 28 février dernier. Celle commercialisée depuis, se distingue par une robe d’un noir mat allergique aux traces de doigt ; elle est également cerclée par un liseré argenté courant tout le long de l’appareil, façade et tranches latérales comprises.
Les modifications opérées confèrent à ce mobile une élégance raffinée qui valorise inéluctablement son propriétaire.

La façade arrière justifie à elle seule sa référence Cybershot™, la parenté avec les compacts numériques du Géant nippon affiche clairement l’orientation photographique du K800i : l’œil est immédiatement attiré par le cache-objectif noir coulissant dont la légèreté nécessite un soin et une précaution soutenus lors de l’utilisation de l’appareil photo.
Le possesseur maniaque de T7 que je suis, attire l’attention des propriétaires de K800i sur le risque de rayure important susceptible de marquer définitivement ce cache.
L’inscription en relief Cybershot™ suivie des mentions « 3.2 méga pixels » et « autofocus », indiquent les performances de l’appareil photographique, celles-ci seront évoquées dans la seconde partie cet essai détaillé.

Le surpuissant flash au xénon surplombe l’objectif et le miroir prévu pour les autoportraits. Le haut-parleur mains-libres placé à droite du cache objectif, tutoie la partie incurvée du photophone.
Le sigle et le nom de la marque migrent sur le cache-batterie, ils constituent l’unique ornement de la partie arrière gauche du mobile, lorsque ce dernier est regardé horizontalement.
La tranche latérale gauche abrite l’emplacement du Memory Stick Micro™, la commande du lecteur multimédia ou de la radio, la tranche latérale droite accueille les commandes du volume, de l’appareil photo ainsi que le récepteur infrarouge.

A la base du mobile, figure les désormais habituels connecteurs Sony Ericsson apparus avec le K750i surmontés d’un cache de protection. Ces connecteurs « fast-port » présentaient un inconvénient sérieux il était impossible d’écouter de la musique diffusée par le HPM-70 tout en rechargeant le mobile; ce n'est plus le cas avec le nouveau chargeur livré avec l'appareil testé.
Enfin, le bouton multifonctions marche/arrêt et choix des profils entre autre migre sur le sommet incurvé du mobile.


4. - LES MENUS
A l’occasion des essais détaillés consacrés aux K600i, K/S 700i, et W900i nous sommes toujours félicités de l’interface intuitive et récréative des dernières productions Sony Ericsson. Bon sang ne saurait mentir et fort de l’expérience réussie de ses prédécesseurs, le K800i dignement le flambeau en proposant une nouvelle plateforme qui apporte de nouveautés notables dans le menu.
Ainsi les « acharnés » ne manqueront pas d’observer :
- la présence continue de l’heure dans la navigation des menus, le choix de la taille d’affichage de l’heure

- la multiplication des alarmes : il est désormais possible de paramétrer jusqu’ à cinq réveils ou alarmes, cela est très pratique pour les semaines chargées avec des heures de réveil différentes.

- la possibilité de fixer la récurrence d’un rendez-vous dans l’agenda

- la possibilité de mettre en imagerie d’appel un clip vidéo

- la nouvelle interface graphique des appels abrégés
- la mise à jour par réseau des paramètres qui remplace la mise à jour de la plateforme logicielle non opérationnelle sur nos réseaux français, du moins.

- Trois jeux assez prenants, apparaissent ou réapparaissent : un jeu de tennis « Tennis Multiplay » qui n’est pas sans nous rappeler « Unreal Tournament » qui fit le bonheur des K et S700i, un jeu de golf « Mini Golf : Castles » bien plus évolué que le celui figurant sur le T610 et enfin un jeu de plateforme et de photographie sous-marine, rigolo appelé « Foto Quest Fishing »


A noter que ces jeux sont peuvent être appréciés à plusieurs grâce à la transmission sans fil bluetooth.
- le mode avion qui permet d'exploiter l'intégralité des fonctions qui ne nécessitent pas la transmission par onde radio : le synthoniseur (tuner) et le bluetooth sont par conséquent désactivés.

5. - L’UTILISATION

Chers membres et lecteurs de Planete-SE, ce Sony Ericsson K800i n’a plus de secrets pour vous ; vous n’êtes par sans savoir que ce petit bijou est équipé d’un appareil photo 3.2 méga pixels avec autofocus, d’un lecteur/enregistreur vidéo, haut parleur mains libre d’un lecteur et de sonneries MP3, d’un port infrarouge, du bluetooth 2.0, d’un accès à la mémoire externe extensible Memory Stick Micro™…

Il convient dès lors de s’attarder sur les sensations procurées à l’usage de ce mobile.


Arrêtons-nous en premier lieu, sur la taille de ce mobile : le K800i est plus imposant qu’un K600i à fortiori bien plus encombrant qu’un K750i.

Il est vrai qu’avant tout contact physique avec le K800i, la lecture des dimensions peut inquiéter les poches de vos chemises et pantalons, surtout lorsque ces derniers ont apprécié la compacité d’un K750i voire d’un J300i.
A la vérité, il n’en est rien car le K800i bien que possédant des dimensions respectables (proches du W900i exception faite de l’épaisseur) est relativement léger et s’oublie totalement ; la prise en main du K800i s’avère toute simplement excellente, tant en mode téléphone qu’en mode appareil photo. La peur d’utiliser une brique relève bien du cauchemar.

L’emplacement des touches est savamment bien conçu, le pouce peut errer sans risque particulier de tendinite sur la surface du mobile, l’index ou le majeur atteignent sans effort les touches de la tranche latérale.
La plupart des fonctions sont accessibles sans avoir à utiliser le clavier ; la manipulation de la touche centrale s’avère très bien étudiée le pouce se place naturellement sur l’endroit choisi.

L’écran est l’une des principales satisfactions de cette prise en main, il pourrait à lui seul justifier un achat compulsif de ce cet appareil ; le K800i embarque un écran QVGA capable afficher 262144 couleurs. Il se distingue par une luminosité sans égal même en plein soleil, des couleurs très vives et une gestion du contraste stupéfiante, pour un peu les K750i et W900i désolent par les couleurs sans éclat et leur affichage désespérément sombre. Ces derniers ne peuvent que regretter d’avoir croisé la route de l’impitoyable K800i.


Le haut-parleur main libre situé près de l’appareil photo délivre un son intelligible même à son volume maximal, je n’ai pas noté de saturation. Il semble bien moins puissant que celui d’un K750i, l’utilisation de ce dernier reste toutefois possible tant pour passer et répondre aux communications téléphoniques que pour écouter la radio ou les fichiers musicaux MP3 à la double condition d’être proche du mobile et dans un environnement pas trop bruyant.
Ce reproche pourrait être réitéré pour l’utilisation de l’écouteur lors des conversations téléphoniques, ou bien l’écoute des mélodies et sonneries d’appel. L’utilisation en milieu très bruyant peut se révéler assez délicat ; il est fort probable que la prochaine mise à jour résolve ce problème.
Concernant la qualité de réception, Sony Ericsson nous a habitué de par ses dernières productions, nous livrer des appareil d’une sensibilité digne des tous meilleurs, surtout en zone de réception difficile.
L’arrivée du K800i s’inscrit logiquement s’inscrire dans cette nouvelle direction, de telle sorte que les mobiles à la réception facétieuse soit un mauvais souvenir chez le constructeur suédo-nippon.
Le dernier mobile Sony Ericsson s’avère bien plus performant que le W900i en mode UMTS et égale les autres mobiles utilisés sur le réseau GSM de l’opérateur Orange pour cet essai le K600i et le K750 ; il se comporte de façon très satisfaisante en zone de réception difficile à l’image d’un K750 au meilleur de sa forme, et un ton au-dessus du W900i.
La connectivité qu’elle soit en USB en infrarouge ou en Bluetooth ne pose aucune difficulté, s’agissant du dernier mode le Bluetooth certifié 2.0, il est noté une sérieuse amélioration de la vitesse de transfert des fichiers à savoir 53 ko/sec. contre 36 ko/sec. pour le W900i.

Enfin s’agissant de l’autonomie, de piètres performances sont observées à l’issue de la première charge : mon K800i s’est éteint au bout de 66 heures et 2 minutes.
Pour arriver à ce résultat, j’ai multiplié les voyages en voiture en utilisant mon oreillette HBH-200 connectée en bluetooth, les connexions Visio, la manipulation de l’appareil photo, les appels téléphoniques.

Je précise que je n’ai jamais pensé à éteindre mon mobile, et que je séjourne régulièrement dans des zones de réception mal couvertes. Mon téléphone connecté en mode double GSM et UMTS, consomme beaucoup d’énergie dans ces conditions. Ces performances sont vraiment satisfaisantes comparé au K750i non UMTS qui dans la même situation dépassait pas les 59 heures et, excellentes comparé au K600i qui ne dépasse pas les 46 heures.
Précision terminale : la batterie est une BST-33 d’un ampérage modifié à la hausse de 950 mAh, la même référence que celle utilisée pour les V/Z800i modèles dont l’autonomie était loin d’être citée en exemple.
Ce K800i désormais dévoilé sous tous les angles, il nous tarde d’appréhender les fonctions multimédia dont il est doté.
Fin ...
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Essai détaillé réalisé le 15 juillet 2006 par zedoudouye, appartenant à son auteur et Forum Planète-SE. Toute reproduction même partielle sans l'accord des propriétaires est susceptible d'entraîner des poursuites judiciaires devant le tribunal compétent.
